Ses racines

Ses racines

L'histoire de Jean-Jacques Goldman commence en Pologne le 17 novembre 1909, avec la naissance de son père, Alter Mojze Goldman, à Lublin. Alter est orphelin de père avant sa naissance. A 15 ans, il fuit l'antisémitisme et vient en France après avoir lu "Quatre-vingt-treize", de Victor Hugo, traduit en yiddish. La alité de la France le déçoit, et il tente sa chance en Allemagne. Horrifié par ce qu'il y pressent, il revient en France. Il devient mineur, puis s'engage dans les chasseurs d'Afrique, en Algérie, ce qui lui permet d'obtenir la nationalité française. Le climat de violence raciale entre les gens l'écoeure profondément, et il revient en France où il devient ouvrier tailleur ; "un métier de Juif polonais" comme dira son fils Pierre Goldman.
Il pratiq
ue le baske-tball dans un club d'ouvriers immigrés, le YASK (Yiddische Arbeiter Sporting Klub), qui fournira aux FTP-MOI (Francs-Tireurs Partisans - Main d'Oeuvre Immigrée) leurs plus redoutables combattants. C'est qu'il devient communiste et militant. L'arrivée de Staline au pouvoir, et l'assassinat de Trotsky, le révoltent. Il cesse d'être militant pour devenir simple sympathisant. Lorsque les premiers combats de la guerre d'Espagne éclatent, il est à Barcelone avec une délégation sportive de la FSGT (Fédération Sportive et Gymnique du Travail). Il cherche à s'engager dans l'Unité Française des Brigades Internationales, mais il est rejeté à cause de sa réserve à l'égard du Parti.
En 1939
, il est mobilisé. Le 10 mai 1940, alors qu'il est en permission à Paris, il rejoint le front, se bat, est cité pour sa bravoure, et décoré - au Front - de la croix de guerre. "Il a mérité sa nationalité française et n'a jamais été aussi juif qu'à ce moment" (Pierre Goldman). Démobilisé, il passe en zone non occupée, à Lyon, et milite au sein de la résistance juive. Lorsqu'en 1942, les Allemands occupent la zone sud, il se lance dans la lutte armée. Il fonde et dirige l'UJRE (Union des Juifs pour la Résistance et l'Entraide). Bien que ses membres conservent une activité professionnelle, sous des faux papiers, ils s'initient à la lutte armée à travers des opérations de guérilla urbaine. Alter est alors complètement clandestin. Des collaborateurs, des miliciens, des policiers, un magistrat, sont exécutés.
Il
rencontre alors la future mère de Pierre, Janine Sochaczewska, née à Lodz, en Pologne, militante du Parti Communiste Français. Alter et Janine sont tous deux clandestins ; du fruit de leurs amours nait Pierre, le 22 juin 1944, à Lyon. Ils se séparent à la libération. Après la guerre, la mère de Pierre travaille à l'ambassade de Pologne. En 1947, elle doit rentrer en Pologne. Alter, accompagné de camarades de résistance, vient enlever Pierre. Alter ne voulait pas que son fils grandisse dans un pays où des millions de juifs avaient été exterminés, un pays antisémite. Antisémite et stalinien.
En j
uin 1949, Alter se marie avec Ruth Ambrunn, une résistante juive née à Munich en 1922, dont les parents, sentant le vent tourner, étaient venus s'installer à Lyon en 1933. Pierre est légitimé en tant que fils du nouveau couple. En 1956, les Goldman quittent l'Avenue Gambetta pour s'installer à Montrouge, qu'ils ne quitteront plus.
A
l'âge de 12 ans, en 1956, Pierre devient interne. En 1959, il est exclu du lycée Michelet et part à Evreux. Il demande à son père son émancipation, après avoir organisé une mutinerie des internes. Là, il découvre que le fascisme n'est pas mort, à travers de jeunes catholiques intégristes, et vichystes. Comme les autres membres de sa famille, Pierre faisait partie des Eclaireurs de France, mais "l'aspect paramilitaire de leurs activités" ne lui inspirait que du dégoût. Pierre adhère alors à l'Union des Jeunes Communistes, bien qu'il n'apprécie guère le communisme tel qu'il est pratiqué en Pologne, où il a déjà séjourné trois étés, à partir de 1956, avec sa mère naturelle, qu'il n'avait pas vue depuis 1947.
L'été 1
960, en Pologne, Pierre fait sa première rencontre amoureuse en la personne de la fille d'un noble polonais. 1960 - 1961 : Classe de seconde à Etampes. Eté 1961 : Initiation à la vodka, en Pologne. 1961 - 1962 : Classe de première à Compiègne. Pierre arrête le lycée pour devenir surveillant d'un internat à Chauny. Il prépare le bac en candidat libre et le réussit du premier coup. Pierre rompt avec ses parents, s'inscrit à la Sorbonne, mais suit les cours par correspondance, car il ressent "la collectivité universitaire entassée dans les salles de faculté comme un pullulement, une promiscuité répugnante".
Avril 66 : Pie
rre quitte la France pour Anvers, où il espère embarquer sur un cargo à destination de l'Amérique latine. Il se fait engager comme cuisinier sur un cargo norvégien, débarque clandestinement en Floride, sans argent, sans son passeport que le capitaine conserve. Après avoir gagné le Mexique en auto-stop, il est arrêté et envoyé en prison à San Antonio, puis à la Nouvelle Orléans. Après quelques jours passés en prison, où il fait la connaissance de malfaiteurs qui lui donneront plus tard des modèles pour ses propres méfaits, Pierre Goldman est raccompagné à bord du navire norvégien. Le parcours du cargo une fois terminé, Pierre débarque à Bergen, en Norvège, et rentre en France, en passant par la Suède, le Danemark et l'Allemagne.
Alter
, en revoyant ce fils dont il n'avait plus de nouvelles, pleura. Ce fut la première et la dernière fois que Pierre vit son père pleurer. Pierre promet alors à son père de s'engager dans l'armée. Le jour de son incorporation, au lieu de partir à Nancy, il prend l'avion pour Prague. Ne parvenant pas à rencontrer de révolutionnaires latino-américains, Pierre part rejoindre sa mère, qu'il n'a pas vue depuis cinq ans, en Pologne. Ses recherches sont à nouveau vaines. Pierre quitte sa mère, qu'il ne reverra plus. Il erre entre Bruxelles, Amsterdam et Rotterdam, à la recherche d'un moyen pour gagner l'Amérique du Sud. Pierre finit par regagner Paris, clandestinement, puisqu'il est recherché en France pour insoumission. Pierre, grâce à quelques amis, parvient à rejoindre Cuba sur un cargo est-allemand.
Pierre est à Cuba
au moment de l'annonce de la mort du Che, qui est vécue comme un drame national. Il est alors enrôlé dans la guérilla vénézuélienne, à Cuba, mais on lui demande de rentrer à Paris en attendant une "mission". Pierre arrive à Paris en novembre 1967, toujours clandestinement. Il se tient à l'écart de mai 68, contrairement à ce qu'on prétendra lors de son procès. Fin juin 1968, Pierre part pour le Venezuela, où il demeure 14 mois au sein d'un groupe armé qu'il avait connu à Cuba. Pierre n'a pas eu l'occasion d'utiliser son arme, mais il noue de solides amitiés avec ses camarades révolutionnaires.
En septembre 1969, Pierre repart à Paris, via Bogota, Carthagène, Berranquilla, Porto Rico, et Madrid, toujours sous une fausse identité. Il revoit son père, sa belle-mère, sa soeur et ses deux frères. De ces retrouvailles, il écrira ces quelques lignes : "Je fus surpris de découvrir que ma soeur avait 19 ans, qu'elle étudiait la médecine, savait danser, avait un amant, militait et croyait que le développement des forces productives s'était arrêté en 1939. Mes frères étaient âgés de 16 et 18 ans. Ils étaient jeunes, fins, enjoués, plaisants. Ils aimaient la musique pop et portaient chacun une longue chevelure. Il me semble qu'ils étaient lycéens, à moins que le plus âgé ne fût déjà bachelier. Je fus quelque peu ému, étonné, qu'ils m'aiment et se souviennent de moi, que pour eux je sois un frère. Je ne les avais pas vus depuis des années et quand je les avais quittés, ils n'étaient que des enfants. Je me demandai si j'aimais mes frères, ma soeur. Je conclus que je les aimais bien". Alter insiste pour que Pierre, qui a été condamné à un an de prison par contumace, se rende aux autorités. Dès lors, Pierre cesse de revoir son père.
Le 4 décembre 1969, Pierre braque une pharmacie. C'est son premier hold-up. Des 2 500 F du butin, il en donne 500 F à un ami qui veut séduire une femme qu'il aime. Le reste de la somme est dépensé au cours d'une soirée avec trois amis. Pierre envisage de séquestrer Jacques Lacan (célèbre psychanalyste), puis Jean-Edern Hallier, mais abandonne au dernier moment. Le 20 décembre 1969, il braque une usine de haute-couture, et empoche 23 000 F. Le 16 janvier 1970, il dérobe 8 000 F à un trésorier-payeur des allocations familiales.
Le 8
avril 1970, il est arrêté pour le meurtre de deux pharmaciennes, assassinées lors du braquage d'une pharmacie le 19 décembre 1969, boulevard Richard-Lenoir. Pierre a été dénoncé par un de ses amis, dont il ne donnera jamais le nom. Pierre passe cinq ans en détention préventive. Peu de choses sont connues sur ces cinq années que Pierre passe en prison. Lui-même ne s'est guère étendu sur le sujet. Les neuf premiers mois furent purgés suite à sa condamnation par contumace pour insoumission. En prison, Pierre entreprend des études de philosophie et lit Kant et Hegel. Il obtient même une licence en philosophie. Il poursuit également son apprentissage de l'espagnol. Pierre est autorisé à recevoir des visites une fois ces neuf mois passés. C'est Ruth qui viendra en premier. Alter ne viendra que deux ans plus tard, une fois convaincu de l'innocence de son fils.
A
près plus de quatre ans et demi de détention préventive, et à l'issue d'un procès particulièrement tronqué, éminemment politique et aux relents antisémites qui n'était pas sans rappeler celui du Capitaine Dreyfus, Pierre Goldman est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité. Nous sommes alors le 14 décembre 1974. Pierre reçoit, dans les jours qui suivent, des centaines de lettres de soutien. Des pétitions sont signées, des comités de défense s'organisent, des meetings sont tenus. Pierre, par un communiqué publié dans Libération, demande la cessation de ces activités.
En janvier 1975, Pierre reçoi
t une lettre d'une jeune Antillaise qu'il a connue en décembre 1969, quelques jours avant son arrestation. Il entreprend avec elle une correspondance passionnée, et parallèlement, entame la rédaction de Souvenirs obscurs d'un Juif polonais né en France. Le livre sort en octobre 1975. En avril 1976, le procès est rejugé. Lors de la plaidoirie, le 4 mai 1976, l'avocat de Pierre, Maître Kiejman, dira : "Comme chacun, j'ai voulu comprendre pourquoi ce procès me fascine. C'est en raison de la personnalité de Goldman. Certains en ont fait un héros des Possédés de Dostoïevski. Je ne partage pas cette impression. Avec son mélange d'ambition, il est banalement un homme du XXè siècle. Or, nous lui faisons un procès du XVè". Pierre est libéré. Le 20 septembre 1979, il est abattu alors qu'il sort de chez lui, par une organisation d'extrême-droite, "Honneur de la Police", qui revendique le meurtre quelques heures plus tard. Les meurtriers ne seront jamais arrêtés.
Le 19 n
ovembre 1988, un groupe d'anciens résistants se retrouve à Vénissieux près de l'emplacement du camp de concentration. Pour la première fois, une municipalité communiste a décidé d'ériger un mémorial en l'honneur des FTP-MOI, qui comptaient dans leurs rangs le plus important groupe de combattants juifs clandestins. Alter Goldman devait mourir à peine un mois plus tard, à l'âge de 78 ans, quelques semaines à peine après avoir reçu la légion d'Honneur pour son rôle dans la résistance. Jean-Jacques Goldman venait de dédier un de ses concerts, à Lyon, aux anciens camarades de son père.


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# Postato mercoledì 22 novembre 2006 12:10

Modificato lunedì 14 maggio 2007 15:33

Son enfance

 Son enfance

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1951
Naissance de Jean-Jacques Goldman le 11 octobre, à Paris (XIXè arrondissement).
Ses parents sont des immigrés juifs qui sont arrivés en France (respectivement en 1924 et 1933). Ils se sont rencontrés aux lendemains de la guerre, en 1948, à Paris.
Papa Goldman s'appelait Alter Mojze Goldman, né en 1909, à Lublin (Pologne), et était un acteur majeur de la résistance juive en France (voir Racines). Il est décédé en décembre 1988, quelques semaines après avoir reçu la légion d'Honneur pour son rôle pendant la seconde guerre mondiale.
Maman Goldman est née Ruth Ambrunn, en 1922, à Munich (Allemagne).
Il est le troisième de quatre enfants :
- son demi-frère Pierre (2), né le 22 juin 1944 (voir Racines), révolutionnaire assassiné en 1979,
- sa soeur Evelyne, née en 1950, médecin,
- son petit frère Robert (né le 6 juin 1953), son associé depuis toujours.


1956
Ses parents lui font apprendre le piano, puis le violon. Il arrête ces études musicales classiques en 1968.


1965 - 1967
Jean-Jacques est choriste dans la chorale de l'Eglise de Montrouge, les Red Moutain Gospellers (littéralement, les chanteurs de gospel de Montrouge). Le Père Dufourmantelle, à l'esprit très ouvert, auto-produit un 45 T trois titres, tiré à 1 000 exemplaires, que les membres de la chorale vendent à la sortie de la messe ! Sur ce disque, Jean-Jacques joue de la guitare, de l'harmonica, de l'orgue, et chante.
Jean-Jacques fait un rapide passage chez les scouts.


1967 - 1974
Jean-Jacques découvre Think, d'Arétha Franklin, qui lui fait l'effet d'un électro-choc. Il décide d'arrêter le violon et le piano, au grand dam de ses parents. Il apprend la guitare, et joue dans plusieurs groupes dans les bals et les discothèques. Avec Phalanster, il se produira même sur la scène du Golf Drouot. Le nom du groupe fait référence aux théories utopistes de Charles Fourier (1772-1837).


1969
Bac D obtenu avec mention au Lycée François-Villon (Paris XIVè)


1969 - 1970
Préparation H.E.C.


1970 - 1973
Ecole des Hautes Etudes Commerciales (EDHEC) à Lille. Parallèlement, Jean-Jacques obtient une maîtrise de sociologie de la faculté catholique de Lille. Durant les congés scolaires, Jean-Jacques effectue de longs voyages à l'étranger, en stop, avec son ami Jean-Max. Ces périples le mèneront en Suède (1971), Turquie (1972), au Canada, aux Etats-Unis et au Mexique (1973).


1974 - 1975
Service militaire dans l'armée de l'air.


1975
Pour fêter sa libération de l'armée, Jean-Jacques repart en Turquie avec Jean-Max, lieu de leurs premières escapades. Seulement, Jean-Jacques vient de rencontrer Catherine, qui passe ses vacances en Espagne. La séparation lui est insupportable. Au volant de sa 2 CV, il traverse toute l'Europe pour la retrouver. Plusieurs fois, devant la difficulté, il a la tentation de rebrousser chemin. Surprise, en le voyant arriver, elle se jette dans ses bras. Ils décident de se marier quelques mois plus tard. Cette union est concrétisée par la naissance, en novembre 1977, de Caroline, puis de celle de Michaël (nommé en l'honneur de Michael Jones) en juillet 1979, et de Nina, en 1985.

# Postato sabato 25 novembre 2006 08:30

Modificato lunedì 14 maggio 2007 15:38

Les années Taï Phong

Les années Taï Phong

1975
En 1975, Khanh Mai et Tai Sinh, deux frères vietnamiens, ont de grands projets musicaux. Khanh est ingénieur du son, et Tai est employé de banque. En duo (appelé Mousson), ils ont déjà remporté un championnat musical d'Ile de France. Pourtant, en dépit de cette reconnaissance et des fréquentations de Khanh dans le milieu musical, les portes des maisons de disques restent désespérément closes.

Tai et Khanh décident de fonder un nouveau groupe qu'ils appellent Tai Phong ("grand vent" en vietnamien). Ils passent une petite annonce dans l'hebdomadaire musical le plus en vogue, Melody Maker. Les deux musiciens qui répondent à l'annonce partiront au bout de six mois, obnubilés par leurs envies de gloire.

Au cours d'une soirée chez des amis communs, Tai et Khanh rencontrent Jean-Jacques. Le courant passe immédiatement entre eux. Jean-Jacques, effacé mais tout aussi capable, musicalement parlant, que ses deux prédecesseurs dans le groupe, n'a pas de problème d'ego.

Jean-Alain Gardet, qui habite dans le même immeuble que Jean-Jacques, est en préparation HEC. Il a une formation jazz classique, et joue des claviers. Jean-Jacques le persuade de rejoindre le groupe.

Les répétitions ont lieu chez Khanh, et le groupe pose les bases d'un rock symphonique à la manière des Genesis de la même époque. Mais le batteur ne donne pas satisfaction, et est remercié.

Quelques jours plus tard, ils rencontrent Stephan Caussarieu, un batteur de jazz qui a tout juste dix-huit ans, qui vient de passer quatre ans dans la classe de Kenny Clarke.

Tout en conservant leur activité professionnelle (Jean-Jacques travaille dans le Sport 2000 que gère Robert à Montrouge), Tai Phong répète le soir et les week-ends, de manière très consciencieuse et très professionnelle.

Leur première maquette est acceptée par plusieurs maisons de disques. Le groupe n'en revient pas ! Cela leur permet de signer un contrat avantageux avec les plus conciliants, Warner. Le groupe est managé par Dominique Lamblin, produit par Jean Mareska, et la réalisation est assurée par Khanh et Andy Scott.

Le premier album sort en 1975, et s'appelle, sobrement, Tai Phong. Le premier extrait, Sister Jane, connait un véritable succès sur les ondes et dans les discothèques. L'album contient six titres (dont un, Goin' away, écrit et composé par Jean-Jacques). Un autre 45 T, qui contient des titres qui ne figurent pas sur l'album (If you're headed north for winter, écrit par Jean-Alain Gardet, et Let us play, écrit par Jean-Jacques Goldman), sort parallèlement.

Rock 'n Folk voit en Tai Phong "l'espoir du rock made in France". Ils doivent cependant essuyer des critiques parce qu'ils ne chantent pas en français. Eux rétorquent qu'ils sont européens, pas spécifiquement Français. Ils font un passage remarqué à la télévision.

Jean-Jacques fuit les fans qui demandent des autographes, et nie être le chanteur de Tai Phong devant les clients du Sport 2000 qui le reconnaissent.



1976
Sortie du deuxième album de Tai Phong, Windows. Bien que Games, un slow sirupeux, aurait pu connaître la même destinée que Sister Jane, Windows ne connaîtra pas le succès. Jean-Jacques n'a écrit qu'un seul titre pour cet album, When it's the season.

Sa découverte de Léo Ferré et de Georges Brassens quelques années auparavant fait penser à Jean-Jacques qu'il doit être possible de chanter en français, et de ne pas se contenter d'être un "chanteur à texte". Un 45 T en solo sort, qui contient deux titres : C'est pas grave papa et Tu m'as dit.

Des doutes commencent à percer au sein de Tai Phong. Jean-Alain Gardet réalise un album solo, sous le nom de Alpha Ralpha. Tai quitte le groupe.


1977
Un 45 T de Tai Phong sort : Follow me (écrit par Jean-Jacques) et Dance (Tai Sinh) tombent rapidement dans l'oubli, alors que Follow Me aurait dû connaître plus qu'un succès d'estime.

Jean-Jacques persiste dans sa tentative en solo avec un second 45 T : Les nuits de solitude (titre résolument disco) et Jour bizarre, qui n'aurait pas démérité dans Entre gris clair et gris foncé.


1978
Jean-Alain Gardet et Tai Sinh ont quitté le groupe. Une petite annonce est passée pour trouver deux remplaçants. Pascal Wuthrich et Michael Jones font leur entrée. Michael est censé remplacer Jean-Jacques, qui ne veut pas faire de tournée, et montre de plus en plus son désaccord vis à vis des chansons en anglais. Berger, Cabrel, et quelques mois plus tard, Balavoine, sont en train de révolutionner la chanson française.

Jean-Jacques sort un troisième 45 T en solo : Back to the city again et Laëtitia.

Il accepte de prêter son concours à un 45 T pour Tai Phong : Back again (écrit par Jean-Jacques) et Cherry (Khanh Mai). Cherry est le premier duo entre Jean-Jacques et Michael Jones...


1979
Une année de doute pour Jean-Jacques, marquée par une production aussi importante que variée.

Il accepte de revenir faire un tour pour le troisième et dernier album de Tai Phong, au titre révélateur : Last flight. Jean-Jacques signe deux titres empreints de nostalgie pour cette période : End of an end et Sad passion.

Un autre 45 T de Tai Phong avec des titres inédits (Fed up, de Jean-Jacques, et Shanghaï Casino, de Khan Mai) sort pour plonger aussitôt dans l'anonymat.

Un maxi 45 T réalisé par Khanh Mai sort sous le nom de Tai Phong, qui reste une pièce unique : en face A, on trouve différentes fréquences qui permettent le réglage des platines de l'époque. En face B, deux titres : Sono et Rise above the wind. Ce dernier titre, qui dure dix-neuf minutes, comprend des répétitions et l'accordage des différents instruments.

A cette époque, bien qu'il soit toujours employé du magasin de sport de Robert, et que Catherine soit sur le point d'achever ses études de psychologie, la venue au monde de Caroline deux ans plus tôt ne permet pas à Jean-Jacques d'assurer un train de vie décent à sa famille. Il enregistre donc un 45 T et un maxi 45 T de reprises de tubes des années 60, à la Rockcollection, qu'il intitule Slow me again, et qu'il signe sous le nom de Sweet Memories. Sur la face B du maxi 45 T, on peut trouver la version anglaise de Les nuits de solitude, Just a dream, proposé à Tai Phong et refusé par Khanh Mai.

Tai Phong se dissout. "Le groupe s'est arrêté parce que les groupes, ça meurt", déclare Jean-Jacques quelques années plus tard.

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# Postato sabato 25 novembre 2006 08:43

Modificato lunedì 14 maggio 2007 15:40

Les années solo

Les années solo
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1980
Les quelques biographies qui existent sur Jean-Jacques Goldman ne donnent aucune information sur son activité discographique cette année-là. Jean-Jacques a décidé d'écrire des chansons pour les autres. Il signe un dernier 45 T, sous le pseudonyme de First Prayer, avec ses deux derniers titres écrits en anglais : High Fly et Tell Me Why. Ce disque n'est pas distribué par Warner, mais par un indépendant, René Barret. D'ailleurs, trois autres de ces titres sont pris par ce distributeur : Mauvaise Tête (interprété par Janic Prévost), Gros câlin blues et Fais-moi des sourires, interprétés par Anne-Marie Batailler. Fais-moi des sourires est une nouvelle version de Tu m'as dit. Le 45 T, bien que pressé, ne sortira pas. Cependant, un dernier titre, dont il compose la musique, est distribué par Warner : Nous on y va, inteprété par Jocko (alias Elli Medeiros, qui a signé le texte).

Jean-Jacques vient d'écrire plus d'une vingtaine de chansons en français, et présente des maquettes aux maisons de disques.

Anne-Marie Batailler interprète un titre de Jean-Jacques lors d'un concours télévisé. Marc Lumbroso, jeune éditeur à la quête de nouveaux talents, décèle le potentiel de l'auteur-compositeur de ce titre, et appelle Jean-Jacques. Il lui demande de réaliser de nouvelles maquettes. Marc Lumbroso présente la maquette de Il suffira d'un signe à EPIC, le label des nouveaux talents de CBS. EPIC, enthousiaste, fait signer un contrat pour cinq albums à Jean-Jacques.


1981
Jean-Jacques se décide sur onze titres, et veut appeler son album Démodé. Le service communication de CBS ne l'entend pas de cette oreille, et devant l'absence de compromis d'une part comme de l'autre, l'album sort sans titre. Bien que Il suffira d'un signe dure près de six minutes, il enthousiasme plusieurs radios, notamment la directrice des programmes de RTL, Monique Le Marcis. Le titre se vendra à 500 000 exemplaires.

Lorsque l'on réécoute ce premier album, on peut se rendre compte du chemin parcouru : après quinze ans de chansons interprétées en anglais, la tessiture de voix de Jean-Jacques (hyper-aiguë) a du mal à s'accorder avec le français. Tous les titres de cet album, lorsqu'ils seront repris en concert, seront interprétés deux tons plus bas.

Un second titre, Quelque chose de bizarre, ne remporte pas le succès escompté. Ce sera le dernier échec de Jean-Jacques.


1982
Devant le succès du premier album, EPIC presse Jean-Jacques pour la sortie d'un deuxième album. Jean-Jacques veut l'appeler Minoritaire. Encore une fois, de longs palabres ont lieu entre Jean-Jacques et EPIC. Finalement, ce second album ne portera pas de titre non plus. Une guest star de choc est présente sur Minoritaire : Nono Krief, le guitariste de Trust, qui donne une dimension très rock à ce titre.

Le premier extrait, Quand la musique est bonne, connaît un succès phénoménal. L'album se vendra en quelques mois à plus de 200 000 exemplaires.

Il écrit un titre sous le pseudonyme de Sweet Memories pour une jeune chanteuse, Jane Surrey : Tout tout doucement restera anonyme.

Jean-Jacques prend de l'assurance et se dit que finalement, il peut peut-être devenir chanteur à plein-temps. Il reçoit son dernier bulletin de paie de Sport 2000 en décembre 1982.


1983
Le deuxième extrait de l'album, Comme toi, est propulsé en tête des hit parades. Jean-Jacques reçoit le Diamant d'Or de la Chanson Française. Le troisième extrait, Au bout de mes rêves, le confirme comme une nouvelle valeur sûre de la chanson française.

Jean-Jacques vainc ses réticences et part en tournée en novembre. Cette tournée s'achèvera en mai 1984.

Jean-Jacques fait la rencontre d'une jeune artiste prometteuse, Danielle Messia. Jean-Jacques compose pour elle une musique sur l'un des textes de Danielle, Le temps des enfants. Ce titre figurera sur Carnaval, un album sorti en 1995, après la mort subite de Danielle Messia d'un cancer foudroyant.

EPIC le persuade d'adapter ses titres en anglais, afin d'exporter le succès de Jean-Jacques en Europe : Jean-Jacques réécrit deux versions en anglais de Il suffira d'un signe. La première, Hold On Tight, sort en Angleterre, interprétée par une jeune inconnue, Linda Singer. La seconde, Just A Little Sign, sort en Allemagne, et est interprétée par Jean-Jacques. En face B se trouve I Won't Talk About Her, la version anglaise de Je ne vous parlerai pas d'elle. La version espagnole de Comme toi, Como tu, réécrite par un auteur espagnol, sort en Espagne. Aucun de ces titres ne connaît le succès.

Jean-Jacques n'abandonne pas sa carrière d'auteur-compositeur pour autant, et signe, toujours sous le pseudonyme de Sweet Memories, J'essaierai d'oublier, pour Emilie Bonnet. Ce titre ne vous évoque probablement rien, mais si je vous dis que onze ans plus tard, ce titre est ressorti avec la même musique et les mêmes arrangements, avec de nouvelles paroles signées par Sam Brewski, interprété par Florent Pagny, les perspicaces auront sans doute reconnu Si tu veux m'essayer.


1984
Malgré ces trois dernières années plutôt chargées, Jean-Jacques doit composer de nouveaux titres. En effet, le deuxième album n'était pratiquement composé que de titres écrits à la fin des années 70.

Un troisième album, au titre résolument plus correct pour EPIC, Positif, sort. Il se vend en quelques mois à 500 000 exemplaires, et devient Disque de Diamant (un million d'exemplaires) en 1995. Le premier titre extrait, Envole-moi, connaît le même succès que les 45 T précédents. John Helliwell, le saxophoniste de Supertramp, joue sur tout l'album. Roland Romanelli, célèbre accordéoniste qui a découvert les synthétiseurs au début des années 80, apporte sa totale connaissance des claviers.

Jean-Jacques fait l'Olympia du 26 mars au 1er avril. Si cela lui coûte toujours physiquement, la scène ne lui fait plus autant peur, d'autant plus que le public lui est acquis. Michael Jones l'accompagne sur cette tournée, d'abord sur un titre, puis sur deux, et de jour en jour, il devient musicien à part entière. Jean-Jacques lui écrit un titre, Viens, toujours sous le pseudonyme de Sweet Memories, mais le 45 T n'apporte pas à Michael la reconnaissance.

Le second extrait, Encore un matin, s'accompagne pour la première fois d'un vrai clip, réalisé par Bernard Schmitt, un ami d'enfance de Jean-Jacques. Les vidéo-clips précédents, qui tenaient plus du scopitone des années 60, avaient été réalisés gracieusement par RTL, d'après les volontés de Monique Le Marcis qui avait décidé de prendre Jean-Jacques sous son aile.

Jean-Jacques fait la couverture du magazine Chanson l'été 1984.

Le troisième extrait, Long is the road (Américain), accompagné d'un nouveau clip réalisé par Bernard Schmitt, connaît le même succès. En face B se trouve un inédit, P'tit blues peinard, qu'on retrouve sur l'intégrale 1981-1991.

EPIC n'en démord pas de vouloir exporter le succès de Jean-Jacques, et demande à Dominique Simpson-Jones, un auteur franco-britannique, d'adapter Envole-moi et Américain. Love Me Away et (USA) Long Is The Road, interprétés par Jean-Jacques et sortis en Allemagne, en Espagne et en Angleterre, ne connaissent même pas un succès d'estime.

Warner, devant les nombreuses demandes de fans, sort une compilation intitulée Jean-Jacques Goldman et Tai Phong : les années Warner, qui regroupent Sister Jane, When It's The Season, End of an End, ainsi que les six titres sortis en solo entre 1976 et 1978.

# Postato sabato 25 novembre 2006 08:50

Modificato lunedì 14 maggio 2007 15:42

Génération Goldman

Génération Goldman
1985
Les Enfants du Rock consacrent une émission spéciale à Jean-Jacques Goldman. Quelques mois plus tard, Jean-Jacques fait la couverture du magazine musical Paroles et Musique. Pourtant, cette même année, Patrice Delbourg l'assassine dans L'événement du Jeudi avec Jean-Jacques Goldman est vraiment nul ; quelques jours plus tard, Marie Muller n'est pas en reste dans Le Nouvel Observateur avec son Plaidoyer pour Goldman.

Après avoir demandé à Renaud de retoucher le texte, Jean-Jacques accepte de participer à l'enregistrement de S.O.S. Ethiopie. Cet enregistrement est suivi du concert des Potes à la Concorde le 15 juin, et d'un autre à la Courneuve le 16 octobre. A cette occasion, Jean-Jacques chante Je marche seul en duo avec Daniel Balavoine.

En mai sort Je marche seul, accompagné d'un clip qui souligne les qualités créatrices de Bernard Schmitt.

Septembre 1985 : Non homologué entre directement à la première place du classement des ventes d'albums en France. Un million deux cent mille exemplaires se vendent en un an. Je te donne, un duo en français et en anglais avec Michael Jones, reste huit semaines n° 1 du Top 50. Comme sur l'album précédent, on peut trouver de mythiques guest stars : Roland Romanelli est de retour et Chet Baker interprète le long solo de trompette final sur Parler d'ma vie.

Coluche vient le voir à l'issue d'un concert et lui demande d'écrire une chanson pour les Restos du Coeur. La chanson est écrite par Jean-Jacques en une nuit.

Jean-Jacques débute sa tournée au Zénith du 3 au 20 décembre. Bien qu'aucune publicité n'ai été faite autour de ces concerts, les spectacles se jouent à guichet fermé. Le 15 décembre, Johnny Hallyday vient sur scène chanter Toute la musique que j'aime en duo avec Jean-Jacques.

Jean-Jacques accepte l'invitation de Michel Berger pour le Grand Echiquier qui lui est consacré et interprète avec lui Seras-tu là ?.


1986
Un référendum organisé auprès des lecteurs de Salut ! donne 65 % des voix à Jean-Jacques Goldman en tant que chanteur français préféré. Fin décembre, c'est un sondage Ipsos qui le donne chanteur préféré des Français. Un autre sondage, dans Paris-Match, affirme que Jean-Jacques Goldman est le meilleur défenseur de la chanson française, après Michel Sardou. En novembre, Jean-Jacques est élu chanteur de l'année aux Victoires de la Musique.

La sortie de Pas toi donne l'occasion à Bernard Schmitt de réaliser l'un des meilleurs clips qu'il ait faits pour Jean-Jacques Goldman.

Entre deux dates de tournée, Jean-Jacques participe au Concert des Potes à la Bastille le 14 juin. En septembre, Jean-Jacques débat du terrorisme dans un lycée parisien, en compagnie d'autres artistes.

Accompagné de Cock Robin en première partie, Jean-Jacques entame une tournée d'été qui le mène à Québec le 13 juillet, où il chante avec Robert Charlebois. L'accueil est tel que Jean-Jacques revient en octobre pour 10 dates au Canada, dont deux à Québec et deux à Montréal. En décembre, Jean-Jacques achève sa tournée à Nouméa et Tahiti.

Sortie du 45 T live La vie par procuration, avec un clip en noir et blanc. Le double album En public se classe au sommet du Top Albums dès sa sortie.

Après le succès de Rock n' Roll Attitude, album de Michel Berger pour Johnny Hallyday, l'ancien patron de C.B.S. suggère à Jean-Jacques qu'il pourrait faire de même. Gang, un album de dix titres écrits par Jean-Jacques, sort en décembre 1986 et connait un succès immédiat.

A la suite de la tragique disparition de Daniel Balavoine en janvier, en plein succès de Je te donne, Jean-Jacques décide d'interpréter Confidentiel lors d'un Champs Elysées où il est invité. Il compose une musique sur un texte de Daniel pour Catherine Ferry, Quelqu'un quelque part.

En décembre, Jean-Jacques accompagne France Gall et Michel Berger en Chine pour l'émission de Michel Denisot, Zénith, sur Canal +.


1987
Les Enfants du Rock lui consacrent une nouvelle émission spéciale le 10 janvier. En mars, fait exceptionnel, Billboard lui consacre un dossier spécial.

Pour la première fois, un concert est organisé au profit des Restos du Coeur, le 31 janvier : C'est la Boum du Coeur à la Villette.

Le 17 février, Jean-Jacques sort de sa réserve habituelle pour soutenir, avec d'autres artistes tels que Renaud ou France Gall, la création d'une chaîne musicale sur le sixième canal.

En juin sort Elle a fait un bébé toute seule, dont Jean-Jacques était convaincu de l'échec. Ce sera un tube. Philippe Lavil, à qui Jean-Jacques avait proposé le titre quelques mois plus tôt, et qui l'avait refusé, doit encore s'en mordre les doigts. En octobre sort un double album studio, Entre gris clair et gris foncé, qui contient, pour la deuxième partie, de nombreuses chansons intimistes que Jean-Jacques avait écrites depuis le milieu des années 70. Ces titres sont enregistrés dans les conditions du direct, avec quelques musiciens. L'album se vend à 250 000 exemplaires en un mois, 600 000 exemplaires en un an, plus de 1 million en dix ans.


1988
19 janvier 1988 : Jean-Jacques Goldman obtient la Victoire de la Musique de la tournée ayant rassemblé le plus de spectateurs. A cette occasion, il monte sur scène avec toute son équipe et milite pour la création d'une chaîne musicale.

Février 1988 : Jean-Jacques Goldman interviewe Michel Rocard pour Le Nouvel Observateur. Jean-Jacques parle de politique, de l'avenir de l'éducation, des Restos du Coeur, de l'Etat. Un citoyen parle à un citoyen.

La sortie de Là-bas permet de découvrir une jeune chanteuse de 20 ans, Sirima. Le clip, tourné en Espagne, et qui a coûté 500 000 F, est une pure merveille. Quelques mois plus tard, Bernard Schmitt demande au dessinateur de B.D. Philips de réaliser le clip de C'est ta chance, où l'on découvre la vie romancée de Sirima sous forme de dessin animé. Puisque tu pars, et son magnifique clip en noir et blanc, sort avant l'été.

Jean-Jacques participe à un disque caritatif, Sampan : Dernier matin d'Asie. Sur ce 45 T dont les bénéfices sont destinés aux boat people, Jean-Jacques, au milieu d'une vingtaine d'artistes français renommés, interprète le solo de guitare final. Ce 45 T, qui entre au Top 50 le 30 janvier 1988, reste classé 13 semaines durant.

A la suite d'une demande d'un organisateur de concerts américain qui l'a vu en concert à Paris, Jean-Jacques se produit au Palladium de New York le 3 mars. Le International Herald Tribune lui consacre un long article, intitulé The Normal Pop Idol.

Jean-Jacques entame alors une tournée de 147 concerts à travers le monde. Sa route le mène tout d'abord en Afrique (Sénégal, Côte d'Ivoire, Togo, Gabon, Zaire), puis la Mauritanie, la Réunion, Madagascar. A Madagascar, où les places s'achètent au guichet, la salle de 3 000 places est prise d'assaut par près de 30 000 personnes.

Jean-Jacques revient en métropole en mai, et prend le pari audacieux de se produire dans quatre salles différentes : le Bataclan pendant trois jours, l'Olympia pendant trois jours, le Palais des Sports pendant douze jours, le Zénith pendant onze jours, avec prolongation pour cinq dates supplémentaires. A chaque fois, toutes les places sont parties en quelques jours, sans publicité ni affichage. Cette tournée est immortalisée à travers un album live, Traces, qui sort en 1989. Il est accompagné par une cassette vidéo qui, sous le prétexte d'une enquête loufoque sur les traces de Jean-Jacques Goldman, permet d'avoir un aperçu des meilleurs moments de la tournée.

Sa présence aux Francofolies de la Rochelle marque le signal d'une grande tournée d'été durant le mois d'août, qui se poursuit en septembre à travers toute la France.


1989
Après les quatre années trépidantes qui viennent de s'écouler, Jean-Jacques prend un peu de repos. Il décide néanmoins de se lancer dans une nouvelle aventure : il compose, avec Roland Romanelli, qui l'accompagne aux claviers depuis 1984 en studio, la bande originale du film d'Alexandre Arcady, L'Union Sacrée. Au cours de l'enregistrement de Brother, titre écrit par Michael Jones et Jean-Jacques, et interprété par Carole Fredericks, un projet de trio germe dans la tête de Jean-Jacques.

En vacances à Munich, la ville natale de sa mère, Jean-Jacques écrit un texte, L'absence, qu'il offre à Jean-Pierre Goussaud, qui le met en musique pour son amie Rose Laurens. L'album où figure ce titre, J'te prêterai jamais, sort l'année suivante.

En novembre, la tournée d'Enfoirés réunit Jean-Jacques Goldman, Johnny Hallyday, Eddy Mitchell, Véronique Sanson et Michel Sardou.

Le succès de Là-bas permet à Sirima de produire son album solo, A part of me. Sirima est assassinée quelques jours plus tard par son compagnon.

Animation by me

# Postato domenica 26 novembre 2006 04:50

Modificato lunedì 14 maggio 2007 15:44